Il viaggio e i viaggiatori del "Grand Tour"

Il viaggio e i viaggiatori del "Grand Tour".


esercizio nell'ambito del laboratorio di lettura italiana 

giovedì 12 marzo 2026.




Se uno di noi fosse un nobile britannico o nord europeo, vissuto nel Settecento o nell'Ottocento, o un giovane intraprendente di buona famiglia o una signorina coraggiosa e di famiglia benestante, non avrebbe potuto completare la sua preparazione culturale e personale senza aver intrapreso un viaggio alla scoperta dell'Europa continentale per conoscere l'arte, la storia, la cultura, le forme politiche, i modi di vita che sono a fondamento della nostra civilità. Era stato definito "Grand Tour" da un prete inglese, cattolico romano, Richard Lassels, tutore di giovani nobili e scrittore di viaggi, nella sua guida, "The Voyage to Italy" (1670). Da allora fu così denominato il viaggio volto alla conoscenza delle antiche civiltà, di altre lingue, del mondo esterno. In seguito venne utilizzato il termine "turismo" per definire più in generale i viaggi come fenomeno di massa. Già nel '700 circa 100.000 inglesi e molte migliaia di tedeschi, scandinavi e russi si erano avventurati su questi sentieri, che avevano per meta obbligata l'Italia, considerata un autentico museo all'aperto, dove ammirare le testimonianze delle civiltà greca e romana, i capolavori del Rinascimento e le meraviglie della natura come le eruzioni del Vesuvio. "Un uomo che non sia stato in Italia sarà sempre cosciente della propria inferiorità, per non aver visto quello che un uomo dovrebbe vedere", riconosceva Samuel Johnson, uno dei più illustri letterati. L'amore per l'Italia era forte anche se la penisola presentava condizioni impervie, istituzioni arretrate e un'immagine della Chiesa offuscata dalle critiche della Riforma. Il '700 diventa il "secolo d'oro" dei viaggi in Italia, favorito dal patrocinio incondizionato della monarchia inglese e dalla politica culturale francese che fondò l'Accademia di Francia a Roma, riconoscendo l'Italia come culla della cultura europea. I flussi del Grand Tour erano costituiti da rampolli di nobili casate, figli della classe borghese, accompagnati da uomini di cultura, artisti, letterati, politici e mercanti interessati al commercio di opere d'arte e al collezionismo di manufatti e reperti storici. uno dei primi saggi dedicati al viaggio, scritto da Francis Bacon, consigliava una preparazione accurata : conoscenza della lingua, accompagnamento di un tutor, uso di una carta geografica, frequenti cambi di carrozza, lettere di presentazione e un diario per annotare le impressioni. Le condizioni delle strade erano spesso impervie e le mete più ambite erano Venezia, Firenze, Roma e Napoli. La scelta della residenza era fondamentale. Le locande, sopratutto nel Sud, erano spesso poco decorose, con letti umidi, camere gelide, infestazioni di insetti e mancanza di generi alimentari essenziali. I viaggiatori più abbienti potevano usufruire di dimore private o alberghi lussuosi; tuttavia era consigliato portare lenzuola e coperte, o addirittura una brandina da viaggio. Gli accessori essenziali comprendevano valigie di cuoio o legno, cosmetici per la toeletta, strumenti per la scrittura e farmaci portatili.













Le Grand Tour et ses voyageurs.


Exercice proposé dans le cadre de l'atelier de lecture en italien.



Si l’un de nous avait été un noble britannique ou nord-européen du XVIIIe ou XIXe siècle, un jeune homme entreprenant issu d'une bonne famille, ou une jeune femme courageuse issue d'une famille aisée, notre éducation culturelle et personnelle n'aurait pu être complète sans un voyage de découverte à travers l'Europe continentale. Ce voyage nous aurait permis d'appréhender l'art, l'histoire, la culture, les formes politiques et les modes de vie qui constituent le fondement de notre civilisation. Le Grand Tour a été défini par Richard Lassels, prêtre catholique anglais, précepteur de jeunes nobles et écrivain voyageur, dans son guide « The Voyage to Italy » (1670). Dès lors, ce terme a désigné le voyage entrepris pour découvrir les civilisations anciennes, apprendre d'autres langues et explorer le monde. Plus tard, le terme « tourisme » a été employé pour désigner plus généralement le voyage en tant que phénomène de masse. Au XVIIIe siècle, environ 100 000 Anglais et des milliers d’Allemands, de Scandinaves et de Russes empruntèrent ces routes, leur destination inéluctable étant l’Italie, considérée comme un véritable musée à ciel ouvert. Les visiteurs pouvaient y admirer les vestiges des civilisations grecque et romaine, les chefs-d’œuvre de la Renaissance et des merveilles naturelles telles que les éruptions du Vésuve. « Un homme qui n’est pas allé en Italie aura toujours conscience de sa propre infériorité, pour n’avoir pas vu ce qu’un homme se doit de voir », reconnaissait Samuel Johnson, l’un des plus illustres hommes de lettres. L’amour pour l’Italie était profond, malgré les conditions de vie difficiles, les institutions archaïques et une image de l’Église ternie par les critiques de la Réforme. Le XVIIIe siècle devint l’âge d’or du tourisme en Italie, favorisé par le mécénat inconditionnel de la monarchie anglaise et par la politique culturelle française qui fonda l’Académie de France à Rome, reconnaissant l’Italie comme le berceau de la culture européenne. Le Grand Tour réunissait des descendants de familles nobles, fils de la bourgeoisie, accompagnés d'hommes de culture, d'artistes, d'écrivains, de politiciens et de marchands intéressés par le commerce de l'art et la collection d'objets anciens et de reliques historiques. L'un des premiers essais consacrés à ce voyage, écrit par Francis Bacon, recommandait une préparation minutieuse : la connaissance de la langue, la présence d'un précepteur, l'utilisation d'une carte, des changements fréquents de voiture, des lettres de recommandation et un journal pour consigner ses impressions. Les routes étaient souvent en mauvais état et les destinations les plus prisées étaient Venise, Florence, Rome et Naples. Le choix de l'hébergement était crucial. Les auberges, surtout dans le Sud, étaient souvent peu attrayantes, avec des lits humides, des chambres glaciales, des infestations d'insectes et un manque de denrées alimentaires de base. Les voyageurs plus fortunés pouvaient séjourner chez l'habitant ou dans des hôtels de luxe ; toutefois, il était conseillé d'apporter des draps et des couvertures, voire un lit de voyage. Parmi les accessoires indispensables figuraient des valises en cuir ou en bois, des produits de toilette, des instruments d'écriture et des médicaments portables. 

(1) Benestante = abbiente : à l’aise financièrement.

(2) Samuel Johnson (1709-1784), autore della citazione : « Il patriottismo è l'ultimo rifugio dei mascalzoni e dei stolti.” (1715)

(3) Impervie : impraticables.

(4)Arretrate : archaïques.

(5)Patrocinio : parrainage, patronage ; ici, mécénat.

(6) Culla : le berceau.

(7)Rampolli : les rejetons, la descendance.

Jeudi 12 mars 2026. 

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