La piccola abbuffata
La piccola abbuffata.
« Che schifezza ! Ma che schifezza ! Ma che schifeeeezza ! »
(da pronunciare come Toto in un grande film della grande epoca, ad esempio L'Oro di Napoli di Vittorio De Sica, 1954).
Che schifezza questi sbirri decerebrati, inginocchiati di fronte al potere politico, con la matraca al fianco, pronti a colpire e a picchiare consfacciataggine, senza freni né vergogna, senza fermarsi finché non si ritrovano le mani piene di vesciche !
Questo è cio che chiamano spirito di squadra : uno « spirito » - il capo - e una squadra di teppisti armati che colpiscono per cieca obbedienza. d'altronde, che cosa sarebbe uno sbirro che non obbedisce agli ordini ? A pensarci bene, mi rendo conto di non aver mai incontrato uno sbirro capace di riflettere... dev'essere uno sforzo troppo doloroso per il loro piccolo cervello di bestie gregarie.
Che schifezza questi ristoranti che rifiutano le prenotazioni per chi è da solo ! Ma d'altronde, si è mai visto un ristoratore amante della bellezza ? Sono soltanto adoratori del denaro e dell'ordine sociale.
Accidenti ! Come sarei splendido con un Borsalino calato di sghimbescio, pronto a far regnare l'ordine... non l'ordine dei potenti, naturalmente, ma il mio !
Mortacci tua ! Come sono belle le ragazze, carrozzate come moto di marca, come una Ducati o una Guzzi... A meno che non sia l'inverso : moto belle come le fanciulle, le cui curve si prestano alla carezza, e che ti permettono di sfrecciare sulle strade con i capelli al vento.
Certo, quando si parla di capelli che ondeggiano al vento... Beh, c'è sempre la possibilità di mettersi una parrucca, giusto per credersi Dennis Hopper o Peter Fonda in Easy Rider (1969).
Ma no ! Che sto dicendo ! Al diavolo Easy Rider ! Al diavolo la strada 66 ! Sono soltante americanate !
Molto meglio Gassman e Trintignant nel Sorpasso. Molto meglio l'Aurelia, la strada che si snoda fuori Roma per andare a gustarsi una zuppa di pesce a Civitavecchia, e persino in Francia !
Che schifezza, tutte queste americanate !
(Da pronunciare come Gassman in Profumo di Donna, o come Toni Servillo in 5 è il numero perfetto, un thriller uscito nel 2019).
Soltanto americanate...
E allora vi saluto, Napule e Bari !
Che vergogna, o meglio, che assurdità l'ultima copertina di Le Point con il simplicio del presepe, soprannominato un « figlio del Secolo » ! Non ognuno può essere Alfred de Musset !
C'è solo uno e uno solo Alfred de Musset, e quindi c'è solo uno e uno solo Figlio del Secolo, e con gli intellettuali francesi contemporanei, siamo davvero in una bella besciamella, quando non stiamo annegando in un bicchiere d'acqua !
La stampa francese ha davvero toccato il fondo !
Vergognatevi, intelletuali che vi inginocchiate di fronte a un prete in bianco !
Che schifezza, la chiusura delle stazioni della metropolitana e la paralisi di un'intera città per la visita di un sepolcro imbiancato a Parigi ! Ma che fa la polizia ? Che sta facendo il governo ? Che cosa stanno facendo le autorità pubbliche ? Vergognati, Micron, che ti inginocchi per fare un « pompino » al Santo Moralizzatore ! In nome del popolo francese !
Personalmente, preferisco In nome del popolo italiano, un film di Dino Risi del 1971 con Gassman e Tognazzi, o In nome del Papa Re, un film di Luigi Magni con Nino Manfredi, uscito nel 1977 : servono più finezza e satira di buon gusto.
Che schifezza, questi luoghi pubblici freddi e senz'anima, razionalizzati per agevolare il flusso degli viaggiatori nelle stazioni ferroviarie e sui mezzi pubblici, ma soprattutto per spingerli al consumo, come se questa fosse l'unica via possibile verso la felicità !
Non è così.
Insomma...
Insomma, se non vi piace indignarvi, protestare e contestare, c'è sempre la contemplazione di paesaggi e spiagge deserte, foreste abbandonate dai turisti e bruciate dall'ondata di calore estiva, e c'è anche la gastronomia.
Se siete stanchi dell'insalata caprese perché l'avete mangiata tutta l'estate, ho un'altra idea : la puccia alla salentina, un pane simile alla pita greca o libanese, ma in meglio migliore. Ecco come farcirla :
- Tagliate la puccia a metà e tostatela;
- Spalmate la metà inferiore con ricotta, poi condite con sale e pepe e aggiungete foglie di basilico;
- Affettate sottilmente i pomodori e disponeteli artisticamente sul pane;
- Aggiungete qualche fetta di mortadella "en chiffonade";
- Condite la metà superiore con un filo d'olio d'oliva e chiudetela, proprio come una pan bagnat.
Ora non vi resta che godervela guardando un film di Bergman o di Antonioni, una buona vecchia commedia italiana o un thriller erotico degli anni '70 di Lucio Fulci o Umberto Lenzi. Se non avete l'anima da cinefilo, c'è sempre la musica: un'opera di Verdi, una sinfonia di Brahms, un’opera vocale e corale di Luigi Nono, una canzoneta sentimentale e satirica degli anni '60, di Gino Paoli ad esempio... o questo.
Silenzio. Musica.
Fabrizio De Andrè, Don Raffaè, con le parole :
1) Si può anche « arrampicarsi agli specchi », grimper aux miroirs en se cherchant des excuses bidon.
https://www.youtube.com/watch?v=N2_zx6x7BmA&list=RDN2_zx6x7BmA&start_radio=1
La petite bouffe.
Traduction en français.
« Quelle honte ! Quelle honte ! Quelle hoooonte ! »
(À prononcer comme Toto dans un grand film du siècle dernier, par exemple L'Or de Naples de Vittorio De Sica, 1954).
Quelle honte, ces flics décérébrés, à genoux devant le pouvoir politique, leur matraque sur le flanc, prêts à frapper et à tabasser avec impudence, sans retenue ni honte, jusqu'à ce que leurs mains soient couvertes d'ampoules !
Voilà ce qu'ils appellent l'esprit d'équipe : un « esprit » — le chef — et une bande de voyous armés qui frappent par obéissance aveugle. D'ailleurs, que serait un flic qui n'obéit pas aux ordres ? À bien y réfléchir, je me rends compte que je n'ai jamais rencontré un flic capable de réfléchir… ça doit être un effort trop pénible pour leurs petites cervelles d'animaux grégaires.
Quelle plaie, ces restaurants qui refusent les réservations aux personnes solitaires ! Mais bon, avez-vous déjà vu un restaurateur qui aime la beauté ? Ce ne sont que des adorateurs de l'argent et de l'ordre social.
Mince ! Comme je serais beau avec mon Borsalino de travers, prêt à imposer l'ordre… pas celui des puissants, bien sûr, mais le mien !
Par le grand bourreau qui règne sur nos cœurs ! Qu'elles sont belles, les filles, avec leurs corps de rêve comme des motos de marque, une Ducati ou une Guzzi… À moins que ce ne soit l'inverse : des motos aussi belles que les filles, aux courbes à caresser et qui permettent de filer à toute allure, les cheveux au vent.
Certes, pour ce qui est des cheveux au vent… Enfin, il y a toujours la perruque, histoire de se prendre pour Dennis Hopper ou Peter Fonda dans Easy Rider (1969).
Non ! Mais qu'est-ce que je raconte ? Au diable Easy Rider ! Au diable la Route 66 ! C'est du grand n'importe quoi américain ! Gassman et Trintignant sont bien meilleurs dans le Fanfaron, le film de "ferragosto" par excellence, un des sommets de la comédie douce-amère. Et l'Aurélia, cette route qui serpente hors de Rome pour déguster une soupe de poisson à Civitavecchia, et même en France, est bien plus belle, surtout parcourue au volant d'une Lancia... Aurelia !
Quelle horreur, toutes ces inepties américaines !
(À prononcer comme Gassman dans Parfum de femme, ou comme Toni Servillo dans 5 est le nombre parfait, un thriller sorti en 2019).
C'est du grand n'importe quoi américain…
Alors je vous salue, Naples et Bari !
Quelle honte, ou plutôt, quelle absurdité, cette dernière couverture du Point avec le ravi de la crèche surnommé « enfant du siècle » ! Tout le monde ne peut pas être Alfred de Musset !
Il n'y a qu'un seul Alfred de Musset, par conséquent un et un seul Enfant du Siècle, et avec les intellectuels français contemporains, on est vraiment dans une drôle de béchamel, voire en train de nous noyer dans un verre d'eau !
La presse française a vraiment touché le fond !
Honte à vous, intellectuels, de vous agenouiller devant un prêtre en blanc !
Quelle honte, la fermeture des stations de métro et la paralysie de toute une ville pour la visite d'un sépulcre blanchi à Paris ! Mais que fait la police ? Que fait le gouvernement ? Que font les autorités publiques ? Honte à toi, Micron, de t'agenouiller pour faire une petite gâterie au Saint Moralisateur ! Au nom du peuple français !
Personnellement, je préfère Au nom du peuple italien, un film de Dino Risi de 1971 avec Gassman et Tognazzi, ou Au nom du pape roi, un film de Luigi Magni avec Nino Manfredi, sorti en 1977 : nous avons bien besoin de plus de subtilité et de satire sarcastique, raffinée et de bon aloi.
Quelle honte, ces lieux publics froids et impersonnels, rationalisés pour faciliter le flux de voyageurs dans les gares et les transports en commun, mais surtout pour les pousser à consommer, comme si c'était le seul chemin vers le bonheur !
Il n'en est pas ainsi !
En somme…
En bref, si vous n'aimez pas vous indigner, protester ou contester, il y a toujours la contemplation de paysages et de plages désertes, de forêts abandonnées par les touristes carbonisés par la canicule de cet été, et il y a aussi la gastronomie.
Si vous êtes lassé de la salade Caprese après en avoir mangé tout l'été, j'ai une autre idée : la puccia alla Salentina, un pain semblable à la pita grecque ou libanaise, mais en bien meilleur. Voici comment la garnir :
- Coupez la puccia en deux et faites-la griller ;
- Tartinez la moitié inférieure de ricotta, puis salez, poivrez et ajoutez des feuilles de basilic ;
- Tranchez finement les tomates et disposez-les artistiquement sur le pain ;
- Ajoutez quelques tranches de mortadelle en chiffonnade ;
- Arrosez la moitié supérieure d'huile d'olive et refermez-la, comme un pan bagnat.
Il ne vous reste plus qu'à en profiter et à savourer en regardant un film de Bergman ou d'Antonioni, une bonne vieille comédie italienne, ou un thriller érotique des années 70 signé Lucio Fulci ou Umberto Lenzi. Si vous n'êtes pas cinéphile dans l'âme, il y a toujours la musique : un opéra de Verdi, une symphonie de Brahms, une œuvre vocale et chorale de Luigi Nono, une chanson sentimentale et satirique des années 60, de Gino Paoli par exemple… ou alors ceci.
Silence. Musique.
Fabrizio De Andrè, Don Raffaè, avec les paroles :
https://www.youtube.com/watch?v=N2_zx6x7BmA&list=RDN2_zx6x7BmA&start_radio=1
Venerdì 25 settembre / vendredi 25 septembre 2026.
