Gaullistes de 2002

Gaullistes de 2002.

(Gaullistes de mes deux)

Publié par strumzefuhl le 30 janvier 2026

Pastiche du poème de Victor Hugo, Ô soldats de l’an II !

Gaullistes de 2002 ! Fringale vénale !

Contre les juges sortant leur code pénal 

Bruxellois, Parisiens,

Contre tous les traités, et le traité de Rome,

Contre les intellos et les voleurs de pommes,

Poursuivis par les chiens,

Contre toute l’Europe malgré ses subventions

Couvrant les nationales approximations,

Cette catin détroussée,

Tout entière debout comme une hydre vivante,

Ils chantaient, ils buvaient, l’âme sans épouvante

Et les pieds bien chaussés.

Partout, ils raillaient la politique agricole,

Accusée de donner aux paysans l’obole,

Ce qui n’est pas humain.

Sans trêve ni repos, les Gaullistes joyeux,

Gueulaient et ajoutaient de l’huile sur le feu,

Ainsi que des malins.

Ces libéralités sublimes gonflaient leurs poches

Puis ils montraient d’un doigt menaçant des fantoches

Ça mange moins de pain.

Ô France ! C’était tous les jours quelque prodige,

Traits, vindictes, agressions ; ça donnait le vertige,

Ça faisait mal aux reins.

Ô que vous étiez grands au milieu des mêlées,

Sportifs ! L’œil plein d’éclairs, faces échevelées,

Dans les joutes électorales,

Ils rayonnaient debout, ardents, dressant la tête ;

Et comme les lions écrasant la bébête

Quand souffle la fée morale,

Eux, vraiment concernés par les problèmes d’éthique,

Ivres, ils savouraient les bruits footballistiques,

Les crampons volant bas

Marseillaise bâclée chantée par les gradins,

Les vautours, les minus, les bimbos, les gredins,

Et le rire de tous ces fats !

Le gaullisme tranquille leur criait : Mercenaires,

Jouez pour que le peuple oublie sa misère !

Contents, ils disaient oui.

Allez, mes vieux sportifs, mes millionnaires imberbes !

Et l’on voyait marcher ces vedettes superbes

Sur le monde ébloui.

Repris le 23 janvier 2026.

 

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